Le christianisme en Afrique du Nord, Les Juifs en Afrique du Nord

La communauté juive et chrétienne d’Alexandrie

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Alexandrie, la capitale de l’Egypte des Ptolémée et le centre culturel du monde grec, avait aussi une communauté juive nombreuse et influente. Les Juifs alexandrins, qui étaient en première ligne des échanges entre le judaïsme et le monde hellénistique, ont traduit la Bible hébraïque en langue grecque. Par la suite, Alexandrie deviendra aussi un important centre chrétien, avec la principale école théologique chrétienne antique.

La communauté juive d’Alexandrie

Origines

D’après l’historien juif Flavius Josèphe, il y avait des Juifs à Alexandrie dès sa fondation.

L’Egypte des Ptolémée, avec la Palestine

Après la mort d’Alexandre le Grand, son Empire est partagé entre ses généraux. La Palestine, appelée à l’époque Yehoud medinata, sera contestée entre l’Empire séleucide (Syrie) et l’Egypte des Ptolémée, qui auront le dessus dans un premier temps. Ptolémée I Sôter déporte des Juifs en Alexandrie, dans toute l’Égypte et jusqu’en Cyrénaïque ; d’autres suivent comme migrants économiques.

Les Ptolémée mènent une politique de tolérance religieuse et communautaire. Un quartier juif est fondé à Alexandrie, afin de permettre aux Juifs de continuer à vivre selon leur loi religieuse sans être dérangés.

Les Juifs d’Alexandrie forment une communauté influente dans la ville. Les principaux commerçants et prêteurs d’argent sont Juifs. La fonction d’alabarque, un fonctionnaire chargé de la gestion des impôts, notamment des douanes du port d’Alexandrie, était traditionnellement occupée par un Juif.

A l’époque romaine, les Juifs alexandrins feront face à l’hostilité croissante du reste de la population de la ville, qui les voient comme des isolationnistes privilégiés.

La Septante : une traduction grecque de la Bible hébraïque

Au 3° Siècle avant notre ère, la communauté juive alexandrine a traduit la Bible hébraïque en grec. D’après la tradition, cette traduction aurait été commandée par Ptolémée II Philadelphe, pour la bibliothèque d’Alexandrie, qu’il a fondée. En réalité, il s’agit probablement plutôt d’une initiative de la communauté juive alexandrine elle-même.

La lettre d’Aristée à Philocrate, qui raconte la légende de la Septante

D’après la légende, cette traduction a été réalisée par un groupe de 72 savants juifs (6 pour représenter chacune des 12 tribus d’Israël), envoyés de Jérusalem pour ce travail. Chacun de ces hommes a travaillé en isolement pendant 72 jours. Pourtant, miraculeusement, leurs 72 traduction étaient identiques. Cette Bible grecque a été appelée Septante, à cause des 72 (ou 70) traducteurs.

La Septante marque une rupture théologique fondamentale dans la théologie juive : avec la traduction de ses écrits sacrés en grec, la langue vernaculaire du monde méditerranéen, le judaïsme est passé d’une religion tribale, centrée sur la révélation divine accordée à un seul peuple, à une religion universelle, dont le message s’adresse à tous les hommes.

La Septante s’est rapidement imposée dans l’ensemble de la diaspora juive, qui ne comprenait souvent plus l’hébreu, pour être lue dans les synagogues. Elle sera également adoptée par l’Eglise chrétienne.

Les auteurs juifs alexandrins

Alexandrie, en tant que lieu d’interaction entre la foi juive et la culture grecque, a également produit plusieurs théologiens et penseurs juifs influents.

Philon d’Alexandrie

Le plus célèbre est Philon d’Alexandrie, né vers -20 et mort vers 40. Issu d’une famille riche et influente (son frère Alexandre était alabarque), il a écrit un grand nombre de commentaires de la Torah. Il développe une méthode d’interprétation allégorique des textes sacrés, qui s’éloigne de leur sens littéral pour trouver un sens spirituel plus profond.

L’œuvre de Philon est une synthèse entre théologie juive et philosophie grecque, notamment celle de Platon. En cela, sa pensée se rapproche de celle d’Averroès (Ibn Ruchd), qui a fait le même travail de synthèse entre islam et philosophie grecque. Philon voit la raison comme un don de Dieu, le Logos divin comme l’instrument de la création et la philosophie comme la contemplation du monde, qui permet de comprendre la création divine par la raison.

La communauté chrétienne d’Alexandrie

Origines

L’église St-Marc d’Alexandrie

Le christianisme est arrivé en Alexandrie dès l’époque des apôtres. D’après la tradition chrétienne, Marc, l’auteur d’un des Évangiles, a annoncé le message chrétien à Cyrène, dont il était originaire, puis à Alexandrie. L’Église copte d’Égypte, qui est aujourd’hui la communauté chrétienne la plus nombreuse du monde musulman, remonte à la prédication de Marc à Alexandrie.

Des racines juives

Les premiers destinataires de la prédication chrétienne étaient certainement les Juifs d’Alexandrie. Comme dans tout le monde romain, une forte proportion des premiers convertis au christianisme étaient d’origine juive.

Certaines sources chrétiennes rapportent que Philon d’Alexandrie serait lui-même devenu chrétien à la fin de sa vie. En réalité, il est probablement mort avant que le message chrétien ne parvienne à Alexandrie. Par contre, il est probable que ses disciples ont rejoint la communauté chrétienne d’Alexandrie. Apollos, un prédicateur chrétien mentionné dans la Bible, qui était originaire d’Alexandrie, était peut-être un disciple de Philon.

L’école théologique d’Alexandrie

Alexandrie, le principal centre intellectuel de l’Empire romain, est devenue le siège d’une école théologique chrétienne, où les jeunes chrétiens apprenaient à interpréter les textes sacrés et à interagir avec la pensée grecque. Les théologiens de cette école ont repris l’interprétation allégorique des textes sacrés de Philon d’Alexandrie.

Fondée par Marc, l’école théologique d’Alexandrie est réellement devenue influente sous la direction de Pantène, un philosophe stoïcien qui s’est converti au christianisme à Alexandrie. Vers la fin de sa vie, Pantène est parti en Inde comme missionnaire. Son successeur, Clément d’Alexandrie, a écrit une série de trois ouvrages dans lesquels il réinterprète toute la mythologie et la philosophie grecques dans une perspective chrétienne.

Origène d’Alexandrie

La figure la plus connue de l’école d’Alexandrie est certainement Origène, le père de l’exégèse biblique, qui a écrit un commentaire de tous les livres bibliques. Origène est allé encore plus loin que Philon dans l’interprétation allégorique des textes sacrés, en distinguant trois sens derrière le texte, qui correspondent au corps, à l’âme et à l’esprit : un sens littéral, parfois historiquement vrai, parfois fictif ; un sens moral, utile pour notre vie quotidienne ; et un sens spirituel, qui nous enseigne des vérités sur Dieu.

Le christianisme en Afrique du Nord

L’Église de Cyrène : les premiers chrétiens d’Afrique du Nord

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A partir du 1er Siècle, une nouvelle religion a commencé à se répandre rapidement dans tout l’Empire romain : le christianisme. L’Afrique du Nord, de ses grandes villes cosmopolites à ses régions rurales les plus reculées, s’est avérée être un terrain particulièrement fertile pour l’Evangile chrétien. La première ville d’Afrique du Nord où le message chrétien a été annoncé était Cyrène.

L’évangéliste Marc

D’après la tradition chrétienne, c’est Marc, l’auteur d’un des Évangiles, qui a annoncé le message chrétien à Cyrène, dont il était originaire, avant de poursuivre à Alexandrie. A cette époque, Cyrène avait une forte communauté juive, dont Marc était lui-même issu et qui ont certainement été les premiers destinataires de sa prédication. Comme dans tout le monde romain, une forte proportion des premiers convertis au christianisme étaient d’origine juive.

Simon de Cyrène porte la croix de Christ

Les textes sacrés chrétiens mentionnent plusieurs autres croyants originaires de Cyrène. Simon de Cyrène, un Juif originaire de Cyrène, qui se trouvait à Jérusalem au moment de la crucifixion de Christ, a été chargé de l’aider à porter sa croix jusqu’au lieu de son exécution. La manière dont il est mentionné, avec ses deux fils Alexandre et Rufus, montre qu’ils étaient connus de la première communauté chrétienne.

A l’origine, les prédicateurs chrétiens ne s’adressaient qu’aux communautés juives des diverses villes. Les premiers à avoir annoncé l’Evangile aussi aux Grecs, à Antioche en Syrie, étaient des croyants originaires de Chypre et de Cyrène. Ces croyants juifs de Cyrène venaient d’une ville grecque et avaient côtoyé des Grecs toute leur vie, si bien qu’ils n’avaient pas de réticence à aller vers eux.

Un des responsables de l’église d’Antioche, Lucius, était originaire de Cyrène. On ne sait pas s’il était Juif ou Grec. D’après la tradition chrétienne, Lucius est ensuite devenu le premier évêque de Cyrène.

Un autre responsable de l’église d’Antioche est Siméon, surnommé Niger, c’est-à-dire « Noir », probablement parce qu’il avait la peau noire. Certaines traditions l’ont identifié à Simon de Cyrène. En réalité, les habitants de Cyrène n’étaient pas Noirs à cette époque. Siméon n’était donc probablement pas originaire de Cyrène, mais d’Afrique subsaharienne, peut-être d’Ethiopie.

Après le 1er Siècle, le prochain évêque de Cyrène dont on connaît le nom est Théodore, mort martyr en 303, pendant la persécution de l’Empereur Dioclétien.

Ruines de l’église d’Apollonie (Source)

Depuis Cyrène, le message chrétien s’est répandu dans toute la région. Les évêques Basilide de Ptolémaïs (Tolmeita), Ammon de Bérénice (Benghazi) et Euphranor d’Apollonie (Marsa Sousa) sont mentionnés vers 260, dans des lettres de l’évêque d’Alexandrie. Sabellius, un théologien chrétien qui enseignait à Rome vers la même époque, est né en Cyrénaïque. Arius, le fondateur de l’hérésie arienne, était originaire de Ptolémaïs. Les évêques Zopyrus de Barca (El-Marj), Sérapion d’Antipyrgos (Tobrouk) et Titus de Paraetonium (Marsa Matrouh) ont participé au Concile de Nicée, en 325. Synesios de Cyrène a été évêque de Ptolémaïs au début du 5° Siècle.

Eglise byzantine d’El Athroun

Le christianisme a également prospéré en Cyrénaïque à l’époque byzantine. L’ancienne ville d’Olbia (Qasr Libya), entre Barca (El-Marj) et Balagrae (El-Bayda), contient encore deux églises byzantines, avec une cinquantaine de mosaïques considérées comme parmi les plus belles du monde. Une autre belle église byzantine, très bien préservée, est celle d’Erythron (El Athroun), vers Derna.

Mosaïques byzantines d’Olbia (Source)

Un héritage oublié : les églises et autres édifices chrétiens d’Afrique du Nord antique (– Libye)

Une série de conférences sur le christianisme libyen à l’époque pré-islamique ont été données en 2008 à l’Université de l’Appel Islamique de Tripoli, par le théologien chrétien américain Thomas Oden. L’orateur a ensuite écrit le livre Early Libyan Christianity: Uncovering a North African Tradition (Le christianisme libyen antique : une tradition nord-africaine dévoilée), en se basant sur ces conférences.

Pour en savoir plus

L'Afrique du Nord romaine, Le christianisme en Afrique du Nord, Les Grecs en Afrique du Nord

La liste des vainqueurs des Jeux Olympiques rapportée par un historien nord-africain

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Les Jeux Olympiques étaient la principale compétition sportive du monde antique, organisée tous les quatre ans à Olympie en Grèce. La seule liste complète des vainqueurs des Jeux Olympiques qui soit parvenue jusqu’à notre époque a été rapportée par un auteur nord-africain du 3° Siècle.

Les Jeux Olympiques et les Olympiades

Les premiers Jeux Olympiques ont été organisés en -776. Pendant les treize premières éditions, il n’y avait qu’une seule épreuve : le stadion, une course à pied tout autour d’un stade, sur une longueur de 600 pieds (environ 150 mètres). Par la suite, d’autres épreuves se sont ajoutées.

Après la mort d’Alexandre le Grand, les Grecs ont commencé à se servir des Olympiades, l’intervalle de temps entre deux Jeux Olympiques, comme unité du calendrier : la Première Olympiade correspond à la période de -776 à -772, la Deuxième Olympiade, de -772 à -768, etc. Ce calendrier a permis de dater les événements historiques avec beaucoup plus de précision qu’auparavant.

La listes des vainqueurs, transmise par Jules l’Africain

Sextus Julius Africanus, plus connu sous le nom de Jules l’Africain, est né vers 160, en Palestine, dans une famille originaire d’Afrique romaine. A cette époque, les Romains, après avoir chassé les Juifs de Palestine, y installent de nouvelles populations originaires de tout l’Empire. La famille de Jules l’Africain fait partie de cette migration.

Dans sa jeunesse, il s’engage dans l’armée romaine. Devenu officier, il fait ensuite carrière en diplomatie. Il sert dans l’administration de Septime Sévère et de ses successeurs, des Empereurs qui, étant eux-mêmes d’origine africaine, veulent promouvoir une nouvelle élite romano-africaine.

A un moment donné de sa vie, il s’est converti au christianisme, une religion encore très minoritaire à cette époque. Après sa conversion, il est allé à Alexandrie, pour étudier à l’école théologique chrétienne de la ville.

Son œuvre est essentiellement historique. Il a écrit une chronique de l’histoire du monde, depuis sa création. Il s’agit de la première chronique universelle, qui raconte l’histoire de tous les hommes, alors que les chroniqueurs plus anciens se concentrent sur un peuple particulier. Jules l’Africain est aussi le premier à avoir écrit l’histoire dans une perspective chrétienne. En cela, il a beaucoup influencé les historiens chrétiens après lui.

La chronique de Jules l’Africain contient une liste des vainqueurs des Jeux Olympiques, sur une période de presque 1000 ans, de la Première (-776) à la 249° Olympiade (217). Les vainqueurs des éditions suivantes, jusqu’à l’abolition des Jeux en 394, sont connus par d’autres sources. Il s’agit de la seule liste complète dont nous disposons aujourd’hui !

C’est donc grâce à un historien Nord-Africain que nous connaissons le nom de tous les vainqueurs des Jeux Olympiques. Le fait qu’une information aussi précieuse sur le monde antique nous a été transmise par un Nord-Africain devrait être une grande fierté pour l’Afrique du Nord !

Le christianisme en Afrique du Nord

Une foi nouvelle : le christianisme en Afrique du Nord

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Alors que l’Empire romain était à son apogée, une nouvelle religion apparue en Palestine a commencé à se répandre rapidement dans tout l’Empire. Ses livres saints parlaient d’un Dieu unique et d’un sacrifice pour racheter l’humanité. Ses prédicateurs enseignaient l’amour, le pardon et l’égalité de tous les hommes devant Dieu. L’Afrique du Nord, de ses grandes villes cosmopolites à ses régions rurales les plus reculées, s’est avérée être un terrain particulièrement fertile pour l’Evangile chrétien.

En Afrique du Nord, la foi chrétienne s’est d’abord propagée en Cyrénaïque et en Égypte, dès l’époque des Apôtres. D’après la tradition chrétienne, c’est Marc, l’auteur d’un des Évangiles, qui a annoncé le message chrétien à Cyrène, dont il était originaire, puis à Alexandrie. Les deux villes avaient une forte communauté juive, riche et influente, qui ont certainement été les premiers destinataires de sa prédication. L’Église copte d’Égypte, qui est aujourd’hui la communauté chrétienne la plus nombreuse du monde musulman, remonte à la prédication de Marc à Alexandrie.

Basilique Majorum, Carthage

La communauté chrétienne de Carthage a été fondée au cours du 2° Siècle, probablement depuis Rome. La ville est rapidement devenue un centre chrétien influent. Depuis Carthage, la foi chrétienne s’est diffusée dans toute l’Afrique du Nord.

D’importantes communautés juives vivaient déjà en Afrique du Nord. Comme dans tout le monde romain, une forte proportion des premiers convertis au christianisme étaient d’origine juive. Ces croyants comprenaient l’Évangile comme l’accomplissement de l’espérance de leurs ancêtres.

Augustin d’Hippone

Plusieurs théologiens et auteurs chrétiens les plus influents des premiers siècles étaient Nord-Africains. On peut citer notamment Tertullien, le premier auteur chrétien de langue latine, Cyprien, évêque de Carthage de 248 à 258, et Augustin, évêque d’Hippone (Annaba) et le plus grand théologien de l’Église romaine. En incluant l’Égypte, on peut ajouter Origène, le père de l’exégèse biblique.

La croissance rapide du christianisme, avec ses dogmes radicalement nouveaux, suscitait aussi l’hostilité. Les persécutions, courantes partout, étaient particulièrement fortes en Afrique du Nord. La fermeté dans la foi des chrétiens qui étaient prêts à payer leur foi de leur vie impressionnait leurs contemporains et gagnait de nouvelles âmes. Tertullien de Carthage l’exprimait ainsi : « Le sang des martyrs est une semence de chrétiens. »

Martyre de Perpétue et Félicité

Les premiers martyrs chrétiens en Afrique du Nord étaient un groupe de 12 croyants, sept hommes et cinq femmes, qui ont été mis à mort à Scillium (Kasserine) en l’an 180. Leurs noms indiquent des origines à la fois amazighes, puniques et romaines, les trois principaux groupes qui composaient la société nord-africaine. 4 autres croyants seraient morts martyrs à Madaure (M’daourouch), en Numidie, vers la même époque, mais les sources qui en parlent ne sont pas certaines. Les martyrs nord-africains les plus connus sont certainement ceux de Carthage, exécutés en 203, notamment Perpétue, une jeune femme noble de 22 ans, mère d’un enfant nouveau-né, et son esclave Félicité, qui était enceinte. Marcel, un centurion romain basé à Tingis (Tanger), est mort martyr dans cette ville en 298.

Vers la fin du 3° Siècle, donc avant la conversion de l’Empereur Constantin, alors que les chrétiens étaient encore régulièrement persécutés, le nouveau culte était déjà solidement établi dans tous les centres urbains d’Afrique romaine. Dans certaines villes, comme Carthage ou Cirta (Constantine), le christianisme était probablement majoritaire. D’une manière générale, plus une ville était éloignée de Carthage, moins la présence chrétienne y était forte. En Maurétanie tingitane, tout à l’Ouest, la foi chrétienne était assez bien établie à Volubilis, Tingis (Tanger) et Lixus (Larache), mais moins dans le reste de la province.

Il y avait également une présence chrétienne dans les tribus amazighes qui vivaient au-delà des frontières romaines, certainement sous l’influence de prédicateurs Romano-Amazighs qui sont retournés apporter le message à leur famille dans leur région d’origine.