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Après la conquête romaine de l’Afrique du Nord, des Romano-Africains, commerçants, militaires ou fonctionnaires, ont migré à travers tout l’Empire. Au 3° Siècle, on retrouve des soldats maures en Bretagne, où ils gardaient les frontières de l’Empire.
La Bretagne, conquise par Rome au 1er Siècle, était située aux extrémités de l’immense Empire romain. La Bretagne n’a jamais été entièrement occupée par Rome : malgré plusieurs campagnes militaires, le Nord de l’île lui a toujours échappé. La frontière de la Bretagne romaine correspondait approximativement à la frontière actuelle entre l’Angleterre et l’Ecosse. L’Irlande n’a jamais été sous souveraineté romaine.
Afin de protéger la Bretagne romaine contre les attaques incessantes des Bretons du Nord, l’Empereur romain Hadrien a construit un mur à la frontière. Le Mur d’Hadrien a été construit en 122. En 142, Antonin, le successeur d’Hadrien, a fait construire un autre mur, plus au Nord. Quintus Lollius Urbicus, le gouverneur de Bretagne qui a supervisé la construction de ce mur, était originaire de Tiddis, en Numidie (aujourd’hui Beni Hamidane, province de Constantine).

Pendant son mandat de gouverneur, Quintus Lollius Urbicus a commencé à faire venir des garnisons militaires d’origine nord-africaine. Ces soldats étaient stationnés sur le Mur d’Hadrien, à la forteresse d’Aballava (Burgh By Sands). En anglais, ils sont connus sous le nom d’ « Aurelian Moors » , d’après l’Empereur Marc-Aurèle, le successeur d’Antonin. Ils étaient environ 500 hommes. Les historiens britanniques les considèrent généralement comme les premiers Africains en Bretagne, ce qui exclut les commerçants carthaginois qui les ont précédés, mais ne s’installaient probablement pas sur place.
Parmi les vestiges laissés par ces soldats maures en Bretagne, il y a notamment des poteries, dont une forme primitive de tajine.
